Du pauvre au malade : un cheminement sociologique

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Auteur(s):  Rodriguez, Jacques
Date de soutenance : 2010
Éditeur(s) : Université Lille1 - Sciences et Technologies 

Langue : Français
Garant ou directeur :  Cresson, Geneviève
Classification : Sciences sociales, sociologie, anthropologie
Discipline : Sociologie
Mots-clés : Pauvreté -- Sociologie
Politique sociale --
Régulation (sciences sociales) --
Histoire et sociologie --
Sociologie -- Pratique
Épistémologie de la sociologie --
Engagement (philosophie) --
Médecine préventive -- Aspect social
Dépistage (médecine) -- Sociologie

Résumé : Ce dossier d’habilitation s’organise autour de deux parties très différentes mais étroitement liées l’une à l’autre et, de ce fait, d’égale importance. La première présente les grandes lignes directrices des recherches que j’ai menées jusqu’à présent, lesquelles ont porté essentiellement sur la sociologie de la pauvreté, la sociologie des politiques publiques et l’histoire de la sociologie. Tout en soulignant la cohérence de ces différents travaux, qui sont sous-tendus par une interrogation sur la construction, la consistance et la régulation du « social », ce premier développement fait aussi état de réflexions d’ordre plus épistémologique sur la pratique du « métier de sociologue ». Sont abordés, à ce titre, les relations entre sociologie et histoire, d’une part, et, de l’autre, le statut social de la sociologie. La seconde partie de ce dossier, qui formalise les premiers développements d’une nouvelle recherche ciblée sur le dépistage médical, prolonge ces différentes réflexions en les redéployant dans un nouveau champ. Mêlant, à nouveau, sociologie et histoire, cette étude entrouvre en effet le volet sanitaire de la « question sociale » et s’interroge sur la « banalisation » d’une pratique qui fut longtemps associée à une médecine des pauvres. L’examen du cas de la syphilis, de la tuberculose, du cancer et du sida permet à cet égard de repérer différents usages du dépistage et de souligner comment ceux-ci se sont transformés en exploitant les possibilités offertes par les technologies médicales, en épousant les inflexions de la politique de santé publique et en s’adaptant aux exigences normatives posées par la société. Ce faisant, cette nouvelle recherche voudrait suggérer que le dépistage est un bon « révélateur » de nombreux changements ayant affecté nos sociétés : il donne à voir diverses facettes du processus de médicalisation de la population, mais aussi des conceptions successives de la maladie et de prévention, du rôle de la science et des techniques, du lien politique comme de la solidarité sociale.


Résumé (anglais) : 


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