Les producteurs de contenus sous licences libres : engagements et coordinations
(The producers of free/libre/open-source contents : commitments and coordination)

URL d'accès : http://ori-nuxeo.univ-lille1.fr/nuxeo/site/esupver...

Auteur(s):  Bert-Erboul, Clément
Date de soutenance : 05/12/2014
Éditeur(s) : Université Lille1 - Sciences et Technologies 

Langue : Français
Directeur(s) de thèse :  Convert, Bernard ; Horn, François
Laboratoire : Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé)
Ecole doctorale : École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Villeneuve d'Ascq)

Classification : Sciences sociales, sociologie, anthropologie
Discipline : Sociologie
Mots-clés : Licences libres
Logiciels libres
Sociologique économique
Militantisme
Enseignants
Journalistes
Développeurs de logiciels
Internet

Résumé : Les individus sur internet font quotidiennement usage d’outils informatiques créés et mis à disposition par des personnes n’exigeant pas de contrepartie. Certains de ces outils sont dits libres (free) ou ouverts (open), ce qui signifie que leurs auteurs autorisent, via des contrats de licences spécifiques, leurs utilisations et leurs modifications par tous les utilisateurs. La plus grande partie de la littérature scientifique a, jusqu’à présent, expliqué ce phénomène au travers des hypothèses économiques d’incitations individuelles. D’après cette approche les contributeurs produisant ces outils estiment que leur participation à ces projets collectifs ont des effets positifs à court et moyen termes sur leurs carrières professionnelles. À partir d’une revue de littérature et de l’étude de trois cas empiriques (Sésamath, OWNI et VideoLan), notre thèse revient sur les hypothèses d’incitations individuelles en mettant en lumière les effets de structure à l’origine du phénomène des licences libres. Notre thèse remet la rationalité en valeur au centre de l’analyse des activités des groupes produisant des contenus libres. Au final, nous démontrons que l’existence de ces organisations ne découle pas de l’activité spontanée d’individus isolés. L’apparition et le maintien de ces collectifs constituent un processus social dans lequel interviennent des organisations privées et publiques hors-lignes dont les règles professionnelles et juridiques influencent les actions collectives en ligne.


Résumé (anglais) : People on the internet have a daily use of IT tools developed and broadcasted by other people who do not require compensation. Some of these tools are called free or open, meaning that their authors authorize, with specific licenses, their use and modification to all users. Most of the academic literature has so far explained this phenomenon through the economic hypothesis of the auto-regulated individual incentives. According to this approach, the contributors producing these free tools believe that their participation in collective projects have positive effects in the short and medium term on their professional careers. Based on a literature review and three empirical case studies (Sésamath, OWNI and VideoLan), our dissertation criticizes the hypothesis of individual incentives, and focuses on structure effects in the free licenses phenomenon. Our thesis highlights the importance of the substantive rationality and analyzes the activities of groups that produce free contents. We demonstrate that the existence of these organizations cannot be explained by the spontaneous activity of isolated individuals. The development and maintenance of these collectives are a social process involving off-line public and private organizations which influence online activity by their professional and legal rules.


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