Cryptosporidium, de la diversité génétique à la pathogénicité

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Auteur(s):  Certad, Gabriela
Date de soutenance : 09/12/2014
Éditeur(s) : Université Lille1 - Sciences et Technologies 

Langue : Français, Anglais
Garant ou directeur :  Viscogliosi, Éric
Laboratoire : Centre d'infection et d'immunité de Lille (CIIL)
Ecole doctorale : 

Classification : Sciences de la vie, biologie, biochimie
Discipline : Sciences de la vie et de la santé
Mots-clés : Cryptosporidium -- Variabilité -- Pathogénicité
Cryptosporidiose -- Physiopathologie
Adénocarcinome
Cancer colo-rectal
Syndromes de déficit immunitaire
Immunocytochimie

Résumé : Les espèces du genre Cryptosporidium sont la cause d’une zoonose cosmopolite, la cryptosporidiose, une maladie opportuniste émergente ayant un impact considérable chez les patients immunodéprimés pour lesquels la cryptosporidiose peut devenir chronique voire létale. Dans le cadre de nos travaux de recherche, un modèle murin reproductible de cryptosporidiose a été développé permettant de clarifier la physiopathologie et la dynamique d’infection de Cryptosporidium. Ce modèle a été établi à l’aide de souris SCID (Severe Combined Immunodeficiency) placées sous dexaméthasone (SCID-D). Le fait le plus marquant de ce travail a été la découverte chez les animaux inoculés avec l’espèce zoonotique C. parvum, du développement d’adénocarcinomes digestifs invasifs. De plus, nous avons mis en évidence une variabilité importante de la pathogénicité du parasite en fonction des espèces de Cryptosporidium et des isolats de C. parvum infectant les souris. D’autre part, une corrélation entre l’importance du processus néoplasique et le taux d’infection a été établie. Plus récemment, nous avons également pu démontrer qu’un seul oocyste de C. parvum suffisait à infecter de manière durable la souris SCID-D et à induire les lésions néoplasiques invasives. Enfin, deux voies métaboliques potentiellement impliquées dans ces changements néoplasiques ont été explorées. Des analyses immunohistochimiques ont été menées dans les régions iléo-caecales à l’aide des marqueurs de cancer P53, APC et β-caténine. Pour tous ces marqueurs, des marquages cytoplasmiques anormaux ont été mis en évidence dans les cellules épithéliales néoplasiques. Ces observations suggèrent que les voies métaboliques Wnt et P53, altérées dans les cancers colorectaux humains, sont impliquées dans le développement néoplasique induit par C. parvum chez la souris. La découverte de la capacité de C. parvum à induire des processus néoplasiques chez la souris SCID, constitue la première observation de cancer épithélial induit par un protiste.


Résumé (anglais) : 


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