Les Réserves de Biosphère (RB) et leurs contributions à la conservation de la nature et au développement territorial durable. Regards croisés à partir de la RB Yungas en Argentine, de la RB de la Mata Atlântica au Brésil et de la RB Luberon-Lure en France
(Biosphere Reserves (BRs) and their contribution to nature conservation and sustainable territorial development. Overlapping perspectives on Yungas BR in Argentina, Mata Atlântica BR in Brazil and Luberon-Lure BR in France)

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Auteur(s):  Le Ster, Amélie
Date de soutenance : 30/03/2016
Éditeur(s) : Université Lille1 - Sciences et Technologies, Universidad Nacional de Jujuy (Argentine) 

Langue : Français
Directeur(s) de thèse :  Glon, Eric ; Malizia, Lucio
Laboratoire : Territoires, villes, environnement et Société (TVES)
Ecole doctorale : École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Villeneuve d'Ascq)

Classification : Géographie et voyages
Discipline : Géographie
Mots-clés : Yungas argentines
Réserves de biosphère -- Participation des citoyens
Conservation des ressources naturelles
Développement territorial durable
Gouvernance
Forêt atlantique (Brésil)

Résumé : Les réserves de biosphère (RB) sont des espaces protégés particuliers, reconnus par l’UNESCO. Elles visent à concilier les préoccupations environnementales et les activités humaines, en associant des espaces protégés et non protégés, tout en tentant de promouvoir un développement territorial durable, au sein d’un réseau mondial de plus de 650 sites. Les RB se basent sur plusieurs principes dont la participation, le dialogue, la collaboration, l’apprentissage social de multiples acteurs. Mais loin d’être un modèle uniforme, l’étude de trois RB en Argentine (RBYungas), au Brésil (RB de la Mata Atlântica) et en France (RB Luberon-Lure) souligne des réalités de terrain différentes et une diversité des modes d’organisation et de mise en œuvre au niveau territorial. Notre étude est fondée sur une forte expérience de terrain, des entretiens menés auprès d’acteurs institutionnels et d’habitants et sur l’analyse de documents officiels et techniques. Les trois cas de RB étudiées témoignent de contributions variées en faveur de la conservation de la nature mais inégales en ce qui concerne le développement territorial avec une implication assez limitée des populations locales. Plus que des instances exécutives avec des actions tangibles, les RB apparaissent comme des espaces de dialogue où la coordination d’acteurs variés permet d’impulser des actions collectives qui participent à la construction des territoires. Notre étude révèle des apports, des bonnes pratiques et des limites dans la mise en œuvre des RB. Au-delà de leur rôle pour la conservation de la nature, les contributions des RB à un développement durable territorialisé mériteraient d’être étoffées et renforcées.


Résumé (anglais) : Biosphere Reserves (BRs) are specifically protected areas. Those areas are defined by the UNESCO. BRs aim at reconciling environmental concern with human activities, while promoting a sustainable territorial development. They associate protected and non-protected places. The BR model also spread in more than 120 countries. The BRs are focused on a couple of principles, including participation, dialogue, collaboration and social apprenticeship of varied public and private players. But BRs are not uniform models. Studying three BRs from Argentina (Yungas), Brazil (Mata Atlântica) and France (Luberon-Lure) revealed field differences and also varied ways of organization and action at a local scale. Our study is based on in-depth field experience, interviews with local authorities, corporate people as well as local people, and analyze of technical and official documentation. The three examples of BRs show how diverse actions can be implemented to preserve nature. But the involvement of local population proved to be quite irregular. BRs don’t really prove to be clearly defined executive authorities leading tangible actions. Instead BRs mostly reveal as often ill-formalized places of dialogue. But the coordination of varied players, including some being external to the BR, makes it possible to drive collective actions. Those actions help to develop the territory. Our study highlights contributions, good practice, but also limits about the implementation of BR. Beyond their mission of nature protection, the contribution of the BRs to a sustainable territorial development policy would deserve to be expanded and reinforced.


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