• 34 ressources ont été trouvées. Voici les résultats 1 à 10
Tri :   Date Editeur Auteur Titre

Les enjeux de gouvernance territoriale face à l'innovation sociale et numérique : les exemples de Brest et de Lille

/ Taniguchi Yoko / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 19-12-2018
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Dans le contexte de la mise en cause d’un modèle de développement territorial exogène, l’innovation sociale territoriale est un sujet qui attire l’attention tant des chercheurs que des professionnels du développement territorial. Selon nous, l’innovation sociale territoriale renvoie à la transformation de la gouvernance territoriale en faveur de la capacitation des initiatives citoyennes. Si l’innovation sociale territoriale se produit le plus souvent de manière spontanée, le débat central aujourd’hui est de modéliser ses processus et d’établir une méthodologie de transformation territoriale afin de pouvoir produire cette innovation de manière proactive. Notre thèse réalisée en contrat CIFRE au sein du cabinet de conseil Le Cinquième Pôle, s’inscrit dans ces réflexions autour de la production des stratégies et des outils d’innovation sociale territoriale. La thèse se focalise sur deux éléments : d’une part l’analyse des processus de l’innovation sociale territoriale et d’autre part l’évaluation du potentiel du web social pour favoriser la dynamique de transformation. Après avoir identifié que l’action collective entre acteurs locaux est un levier prépondérant de l’innovation sociale territoriale, nous avons analysé le rôle du web social dans l’émergence de communautés locales de porteurs d’initiatives citoyennes à l’aide de deux études de cas : le collectif Catalyst à Lille et le service numérique de la Ville de Brest. De nombreux apports du web social ont été révélés : maintien des liens faibles, partage des ressources, sensibilisation et éducation des acteurs, co-création des connaissances etc. Néanmoins, persistent les défis que sont la difficulté d’appropriation des outils numériques ainsi que le manque de culture ou habitudes de collaboration.

Formes et acteurs du commerce : quel rôle dans la construction des territoires métropolitains ? Etude des cas de Lille et Marseille-Aix

/ Charpentier Charlotte / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 21-11-2018
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Cette thèse part du constat de plusieurs mutations actuellement à l’œuvre. D’une part, le territoire métropolitain semble s’affirmer comme l’échelle de référence pour la définition des stratégies de développement urbain. Un des principaux éléments de définition de ce territoire est son polycentrisme, avec l’émergence de nouvelles centralités dans les espaces dits périphériques. D’autre part, le commerce connait également des mutations suite à l’évolution des modes de vie et de consommation. De nouvelles formes de commerces apparaissent et les grands formats emblématiques de la grande distribution s’interrogent sur leur avenir. Partant du principe que le commerce peut servir de révélateur, mais également de moteur au développement du territoire, nous avons cherché à comprendre comment le commerce, et plus particulièrement les grands formats de la grande distribution, pouvait à la fois jouer un rôle dans l’émergence de nouvelles centralités, mais aussi impacter la centralité de centre-ville. Il nous semble qu’une des principales conditions à la création de centralités à partir du commerce réside dans les relations entre acteurs publics et privés qui, par leurs décisions et leurs interactions, contribuent à définir le rôle du commerce dans le système urbain métropolitain. Or les jeux d’acteurs semblent évoluer vers une plus grande complexité, mais aussi une meilleure coopération entre acteurs publics et privés du commerce. Les observations effectuées sur nos eux territoires d’études nous amènent à proposer la notion d’ « urbanisme intégré » comme clé de lecture des nouveaux modes de gouvernance qui semblent se mettre en place autour de la question de l’urbanisme commercial.

Le paysage de mémoire, un des héritages de la Première Guerre mondiale dans le nord de la France : l’exemple des initiatives des collectivités territoriales

/ Verkindt Etienne / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 28-09-2018
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Que reste-t-il de la Première Guerre mondiale cent ans après le conflit? De nombreuses traces (cimetières, tranchées, fortifications et autres monuments), de nombreux témoignages prenant des formes diverses (témoignages d'anciens combattants ou de civils, romans, carnets militaires, peintures, chansons...) révèlent une histoire qui a bouleversé le monde. Aujourd'hui, de nombreux projets tendent à faciliter l'accès à cette histoire, projets que le centenaire du conflit a fortement relancés, réactivant par la même occasion la mémoire collective de ce dernier. Le concept de paysage de mémoire permet de rendre compte de la dimension géographique de la mémoire. D'abord, parce que le paysage tel que nous le voyons aujourd'hui nous révèle un pan de notre histoire et nous inscrit dans cette histoire. Il est l'ultime témoin vivant de la Grande Guerre. Ensuite, parce que les pratiques mémorielles contemporaines, et notamment celles des collectivités territoriales, sont étroitement liées aux expériences pratiques du paysage. Ces pratiques sont plurielles, elles sont à la fois patrimoniales, culturelles, touristiques et en tout état de cause territoriales. Elles posent nécessairement la question de l’intérêt du concept de paysage de mémoire dans sa dimension théorique et opérationnelle.

Les natures du Tiergarten de Berlin : pour une réflexion géographique plurinaturaliste

/ Gaquere Jonathan / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 21-03-2018
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Dans cette thèse de géographie consacrée aux « natures du Tiergarten de Berlin », Jonathan Gaquère propose une réflexion inspirée des travaux de recherche de Bruno Latour (plurinaturalisme) et d’Ingo Kowarik (Stadtnatur). En distinguant des natures baroque, paysagère et environnementale, il montre comment le parc Tiergarten est constitué de natures héritées. Ces natures héritées sont fortement impactées par la métropolité événementielle de la rue du 17 juin. Au sein de ce parc, cette métropolité s’exprime par la nature mémorielle des lieux de la « mémoire négative » allemande (M. Tambarin) et par la nature-refuge des sans-abris. Cette réflexion géographique s’achève par une analyse des espaces de drague nuançant fortement les précédentes études menées sur ce sujet et envisageant un "droit à la nature".

L’analyse de la gestion du risque de laves torrentielles dans le contexte d’une ville soumise à de fortes contraintes environnementales et à des facteurs de vulnérabilité croissants : l’exemple de la ville d’Almaty (Kazakhstan)

/ Mussakulova Madina / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 15-12-2017
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Située sur le piémont du massif montagneux du Trans-Ili Alataou, la ville d’Almaty est soumise à de nombreux risques naturels. Même si le risque de laves torrentielles, comparativement au risque sismique, est beaucoup moins diffus et plus localisé dans l’espace, il représente d’importants enjeux économiques et sociaux pour la ville d’Almaty. La ville poursuit son développement dans les fonds de vallées montagneuses et même dans des zones qui ne sont pas sous la protection des barrages. La question principale de cette recherche peut être formulée de la manière suivante : quelles sont les limites de la gestion du risque de laves torrentielles à Almaty en vue d’y apporter de possibles améliorations ? Ce questionnement implique de s’interroger sur les multiples facettes du problème de la gestion du risque de laves torrentielles, mais aussi de parvenir à évaluer le risque lui-même. Le parti-pris de cette recherche est donc d’interroger les causes et les solutions au risque de laves torrentielles dans un contexte de croissance urbaine et du réchauffement climatique. Ce travail est une contribution à la recherche en géographie - aménagement sur le Kazakhstan et plus précisément sur l’étude du risque de laves torrentielles à Almaty. Elle suppose d’adopter une approche théorique au carrefour de la géographie physique, de la géographie humaine et de l’aménagement urbain.

Initiatives sociales et solidaires et territoires ruraux : études de cas dans les Hauts-de-France (bassins de vie de Bapaume, Hucqueliers, Solesmes et Wavrin)

/ Lefebvre-Chombart Amélie / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 07-12-2017
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Les territoires qualifiés de ruraux ont connu des profonds bouleversements sociodémographiques, qui induisent des recompositions sociales importantes. L’ensemble est aujourd’hui aussi hétérogène que son contenu est devenu flou. Ce contexte interroge les voies du « vivre-ensemble » dans les arrangements qu’il nécessite au quotidien. La thèse part de cette situation pour analyser comment des initiatives sociales et solidaires construisent des appropriations et donc du territoire. A la croisée de la géographie sociale et de la géographie rurale, ce travail analyse la prise d’initiatives sociales et solidaires au sein des territoires et leur inscription au sein d’un maillage territorial. Il examine ainsi la transformation d’individus en acteurs du quotidien, et revient aux fondamentaux de l’appropriation territoriale. En s’intéressant plus spécifiquement à quatre bassins de vie choisis pour la diversité de leurs caractéristiques rurales, nous mettons en évidence des pratiques territorialisées du quotidien, reflets de sociabilités et de solidarités de proximité aux finalités non marchandes. Ce faisant, les individus peuvent s’approprier l’espace par des usages en dynamisant et développant les cercles de sociabilités : les initiatives sociales et solidaires se révèlent dans leur consubstantialité au territoire. Cette recherche explore enfin la notion de service sociosystémique territorialisé qui sous-tend la contribution des initiatives sociales et solidaires au bien-être dans son territoire. Elle s’achève par la perspective d’une évolution des initiatives en ressources territoriales, une possibilité qui dépend de la volonté des individus et des groupes.

Modélisation des échanges radiatifs à l'échelle urbaine pour un urbanisme bioclimatique

/ Nahon Raphaël / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 30-11-2017
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
L’objectif de cette thèse est de permettre une meilleure évaluation du bioclimatisme d’un projet d’aménagement urbain dès les premières étapes de la conception: de sa capacité à capter la lumière naturelle à l’intérieur des bâtiments, de l’efficacité énergétique de ces derniers et du confort thermique des espaces extérieurs. Une première esquisse de la géométrie extérieure d’un projet est proposée dès la phase concours, dans le plan masse. A ce stade, les bâtiments sont généralement assimilés à des prismes droits, avec éventuellement des toitures inclinées. Les détails architecturaux tels que la forme et la position des fenêtres, le cloisonnement intérieur ou la composition des parois ne sont pas définis, et il est donc impossible de modéliser l’éclairage naturel à l’intérieur des locaux ou encore le comportement thermique des enveloppes dans le plan masse. Nous montrons qu’il est toutefois possible d’identifier dès cette étape les sources de rayonnement extérieures les plus favorables au bioclimatisme des bâtiments. Nous introduisons notamment les notions de luminances utiles et suffisantes, qui traduisent la part d’une année pour laquelle une source de lumière permet un éclairement adapté à l’intérieur des locaux, et de températures radiantes, qui traduisent l’impact des sources de rayonnement de grandes et courtes longueurs d’ondes sur le réchauffement des surfaces et le confort thermique extérieur. Nous analysons leur distribution sur la voûte céleste et mettons en évidence sa variabilité sous différents climats. L’objectif final de ce travail est de proposer un outil de modélisation à même de guider les aménageurs dans leur recherche de formes urbaines bioclimatiques, dès le plan masse.

La participation institutionnalisée dans les espaces protégés habités. Quelles contributions à l'éco-acteurisation des participants et au développement territorial ?

/ Morère Lucie / Université Lille1 - Sciences et Technologies, Universidade federal de Minas Gerais / 10-05-2017
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Les gestionnaires des espaces protégés habités (EPH) impulsent des initiatives participatives de développement soucieuses de protéger les patrimoines naturels et culturels. Cette recherche vérifie si la participation institutionnalisée favorise la transformation des participants en éco-acteurs, auteurs d’initiatives ascendantes (éco-acteurisation), et alimente le développement territorial. Notre enquête a porté sur une analyse croisée de six initiatives de développement local issues de deux EPH. Elle met en évidence leurs fonctionnements et alimente quelques débats. La participation des acteurs locaux et habitants à la création et gestion de ces EPH est unanimement encouragée par le cadre international, les politiques publiques et les gestionnaires des EPH. La mise en œuvre révèle des situations très contrastées et imparfaites. Des marges de progrès subsistent, que ce soit au niveau de la quantité, diversité ou représentativité des acteurs concernés, de l’animation des dispositifs participatifs ou encore de la répartition des pouvoirs. Néanmoins ces initiatives - qui n’existeraient probablement pas sans ces incitations institutionnelles - tentent d’activer et de spécifier des ressources naturelles et/ou culturelles. L’éco-acteurisation est rarement "accomplie" mais souvent partiellement observée. Si ces initiatives ne correspondent pas exactement au concept de développement territorial, elles contribuent à en créer un terreau favorable et engendrent un certains mieux-être pour les acteurs concernés. Un des scénarios à envisager serait de transformer les EPH en des incubateurs à éco-acteurs, et leurs gestionnaires en des partenaires d’initiatives ascendantes.

Dans la frontière : migrants et luttes des places dans la ville de Calais

/ Guenebeaud Camille / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 04-04-2017
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
La ville de Calais est chaque année un lieu de transit pour plusieurs milliers de touristes qui se rendent en Angleterre. Mais c’est aussi, depuis plus de 20 ans, un lieu d’immobilité pour des personnes migrantes. La thèse part de cette situation de frontière pour analyser les luttes concernant l'allocation des places aux migrants dans la ville et dans l'espace national. À la croisée des travaux des border studies et de ceux de la géographie sociale, ce travail analyse le renvoi des migrants au dehors des territoires nationaux anglais et français et la mise en scène à Calais d'une "frontière fermée" et d'une "frontière vide". Il examine le décalage entre cette mise en scène et les vécus et les pratiques de la frontière, à savoir la persistance des passages des migrants vers l'Angleterre et l'installation dans la durée de campements sur le littoral. En s'intéressant plus particulièrement aux pouvoirs publics locaux, aux collectifs de riverains, aux associations de commerçants et aux associations de soutien aux migrants, la thèse permet également d’appréhender les luttes locales autour de la place faite aux migrants dans Calais et questionne la manière dont ces luttes travaillent à produire des frontières dans la ville. Cette recherche explore enfin les processus qui sous-tendent la mise à l'écart des personnes migrantes de la ville et des territoires nationaux anglais et français par l'analyse de la construction de l'altérité migrante. Elle s’achève par l’étude des processus de subjectivation par lesquels ces personnes font avec et contre les places et les identités qui leur sont assignées.

Entre urbanisme et paysage : des territoires de projets. Analyse d’une séquence urbaine : Euralille 1, Euralille 2, Saint-Sauveur

/ Quaeybeur Clément / Université Lille1 - Sciences et Technologies / 13-12-2016
Voir le résumé | Accéder à la ressource
Voir le résumé
Au cœur du débat qui anime la conception urbaine, la frontière entre les interventions des paysagistes et celle des urbanistes est marquée par des questions de concurrences et de complémentarité (Champy, 2000, Donadieu, 2012). Autour des années 2000, plusieurs balises semblent marquer un « tournant » favorable au croisement disciplinaire. Il s’inscrit dans un mouvement général initié dès le milieu des années 1960 (Estienne, 2010). Il matérialiserait ce que certains avaient énoncé comme « l’alternative du paysage », en faveur d’un sub-urbanisme (Marot, 1995, 1999, 2006), et ce qui pourrait être aujourd’hui identifié comme un « urbanisme de révélation » (Fromonot, 2011). Au cœur de la conception urbaine, quels échanges animent l’interface mise en jeu entre l’urbanisme et le paysage ? La thèse prend corps sur l’analyse d’une séquence urbaine : trois projets lillois qui se succèdent sur un territoire et durant un quart de siècle (1989-2013) : Euralille 1, Euralille 2 et Saint-Sauveur. Dans ce récit, le travail met en évidence les relations qui marquent les travaux réalisés à la fois par les urbanistes et par les paysagistes. Le regard est principalement porté dans les étapes préalables d’assemblages des concepts mobilisés pour construire le projet. La recherche prend corps par une étude de traces, et mêle exploration des documents produits par les concepteurs et analyse des discours formulés. Les travaux proposent une caractérisation des échanges opérés au cœur de l’interface synaptique entre l’urbanisme et le paysage, et ouvre le débat sur la sollicitation du travail du paysagiste ou de la pensée du paysage dans la fabrique de la ville contemporaine.

Cité Scientifique BP 30155 59653 VILLENEUVE D'ASCQ CEDEX Tél.:+33 (0)3 20 43 44 10